
Khan de l'émir Yunis al-Nawruzi
Au centre de la ville de Khan Yunis, Khan Yunis, Bande de Gaza, Palestine
789 de l'Hégire / 1387 J.-C.
Période mamelouke
Émir Yunis Ibn Abd Allah al-Nawruzi, dawadar (secrétaire) du sultan mamelouk al-Dahir Barquq qui régna à deux reprises (784-791 H / 1382-1389 J.-C. ; 792-801 H / 1390-1399 J.-C.).
Ce khan (caravansérail, ou auberge pour marchands et voyageurs) a souffert du temps et d'attaques qui ont entraîné la destruction d'une grande partie de ses installations. Presque rien n'en subsiste aujourd'hui à part une section de la façade ouest, les vestiges d'un minaret et de la coupole de la mosquée ainsi que quelques logements.
De plan rectangulaire (50 x 75 m), ses bâtiments sur deux niveaux s'organisaient autour d'une cour ouverte. Au rez-de-chaussée se trouvaient la réception, l'administration et divers services ainsi que l'entreposage des marchandises et les écuries, comme dans tout khan mamelouk. L'étage comptait un grand nombre de petites pièces, qui constituaient les quartiers des voyageurs. De la mosquée ne reste qu'une salle carrée recouverte d'une coupole. Trois inscriptions fournissent la date de construction, le nom du constructeur et le blason de l'émir Yunis, constitué d'un calice et d'un encrier symbolisant sa position d'échanson et de secrétaire.
Le khan bénéficiait d'une implantation stratégique dans cette région fertile aux nombreuses sources, mais loin de toute ville ou zone habitée. Il se distingue par de nombreuses caractéristiques qui le rapprochent d'une architecture militaire. Ses murs très épais font penser à ceux d'un château et son portail est impressionnant. Il possédait ses propres défenses dont des tours, des meurtrières et, au-dessus de l'entrée, des ouvertures d'où l'on pouvait jeter de l'huile bouillante sur les ennemis. Pour toutes ces raisons, le khan est encore parfois appelé qala'a (forteresse) par les habitants du lieu.
Il était à la fois un lieu d'échange pour les caravanes, un centre commercial régional, une étape pour les armées mameloukes entre Le Caire et Damas. Lorsque l'activité commerciale se réduisit à la fin de l'époque mamelouke, les Turcs en firent une caserne pour protéger leurs voies de communication.
Il ne reste rien de ce khan (caravansérail), si ce n’est une section de la façade principale et les vestiges de la mosquée. C’est un bâtiment rectangulaire à deux niveaux organisé autour d’une cour ouverte. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces de service, les écuries et les entrepôts. L’étage supérieur regroupe les pièces résidentielles et une mosquée couronnée d’une coupole et d’un minaret. L’identité mamelouke du bâtiment est clairement définie à travers sa façade qui porte un décor de pierre en style ablaq, des mouqarnas, des bandeaux d’inscriptions et des blasons. Le khan marqua le commencement de l’implantation d’une colonie humaine qui se développa dans la ville qui porte le nom de Khan Younis.
Trois inscriptions mentionnent la date de la construction.
Abu Khalaf, M., “Khan Yunis and the Khans in Palestine”, Levant, n° 15, 1983, pp. 178-186.
Pèlerinage, Sciences et Soufisme : l'art islamique en Cisjordanie et à Gaza, Aix-en-Provence, 2004.
Yusuf al-Natsheh "Khan de l'émir Yunis al-Nawruzi" dans Discover Islamic Art. Museum With No Frontiers, 2026. 2026.
https://islamicart.museumwnf.org/database_item.php?id=monument;ISL;pa;Mon01;17;fr
N° de travail MWNF : PA 17
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